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Les Loups Gris de l'Amiral - Lorient

 
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ORION
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MessagePosté le: Ven 11 Aoû - 16:42 (2017)    
Sujet du message: Les Loups Gris de l'Amiral - Lorient
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LA BASE SOUS-MARINE DE LORIENT ET SES U-BBOTES 
 
  
  
 
Il était une fois un homme
Karl DOENITZ





Né à Grünau près de Berlin en 1891, Karl DOENITZ entre à l'école navale le 1er avril 1910. Lorsque la première guerre mondiale éclate, il est enseigne de vaisseau à bord du croiseur "Breslau". Passé dans les sous-marins au cours de cette période troublée, il est fait prisonnier par les anglais dans les eaux de Malte en 1918 et interné. 
Capitaine de corvette en 1928, commandant d'une escadre de torpilleurs en 1930, commandant du navire école ”Emdem”, il devient chef d'une flottille de sous-marins au moment où l'Allemagne reconstitue sa flotte de combat dans les années 1935. ll est alors capitaine de vaisseau. 
Devenu spécialiste des sous-marins, il assure la responsabilité de cette arme au début du second conflit mondial, et met au point l'attaque des convois britanniques par plusieurs unités à la fois (tactique des meutes). Contre-amiral au mois d'octobre 1939 à la suite du succès de l'U.47 (L.V.PRIEN) contre le cuirassé "Royal-Oak” mouillé en rade de Scapa-flow, il est nommé vice-amiral en 1940 et fait établir consécutivement à la campagne de France, les plans des futures bases sous-marines de l'Atlantique, en commençant par Lorient, La Pallice, Brest, Bordeaux et St.Nazaire. Son poste de commandement est alors réalisé à Kernevel, à proximité de la base de Keroman. Promu amiral en 1942, il est, le 30 janvier 1943, "Grand-Amiral” et commandant en chef de la marine allemande (Kriegsmarine) en remplacement de l'amiral READER. 
Avant son suicide, Hitler le désigne comme successeur. Karl DOENITZ tente alors de conclure un accord avec les alliés, et ordonne la capitulation sans conditions le 4 mai 1945. Traduit devant le tribunal de Nuremberg en qualité de responsable de la guerre sous-marine, il est condamné à 10 ans de prison et libéré en 1956. Il publia ses mémoires en 1959. 
 
 
 
 

 
 






La guerre sous-marine menée par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale fut le cauchemar des forces britanniques et la hantise des commandants de navires marchands. Depuis 1923, la grande industrie allemande préparait son réarmement d'après-guerre et construisait de nombreux bâtiments commandés par des officiers de valeur.  Lorsque la 2eme guerre éclata, le nombre des unités en état d'engager le combat se comptait par dizaines, 57 bâtiments dont 26 sous-marins de type océanique (1939). 
En mai et juin 1940, la campagne de France livra à l'Allemagne le littoral Atlantique, offrant ainsi des sites remarquables pour l'établissement de bases bétonnées, refuges des "Loups Gris de l'amiral". Avec ces bases, l'Allemagne employa la tactique des meutes. A compter du 7 septembre 1939, la construction des sous-marins s'était accélérée à un rythme soutenu. Fin 41, la flotte atteignait 91 submersibles. 
 


 
 
 
Karl DOENITZ







Malgré les succès remportés dans l'Atlantique, la victoire ne pouvait être assurée que si l'industrie du Reich augmentait considérablement son potentiel de constructions. Les 1942. Sur ce nombre déjà impressionnant, 53 bâtiments se trouvaient à l’entraînement et 63 en opérations effectives. Au mois de mai 43, 431 sous-marins naviguaient sur toutes les mers du globe. Cependant, l'amélioration apportée chez les alliés dans le domaine des escorteurs de convois et surtout la découverte de l'ASDIC (sonar), permirent dans un premier temps de détruire un grand nombre d'unités. L'apparition de l'avion à long rayon d'action apporta également une énergie nouvelle dans la guerre de destruction des forces navales allemandes.  De septembre 1939 à mai 1943, on notait un pourcentage d'unités sous-marines coulées par l'aviation de 24,3 %, tandis que celui des bâtiments de surface atteignait 47,7%. 
 
 
En 5 ans de guerre, l'Allemagne construisit 1162 sous-marins de tous types. Il y eut 784 pertes dont 500 en mer. L'arme sous-marine atteignit son apogée entre janvier 1942 et mai 1943, période pendant laquelle en un mois fut coulées 700.000 tonnes de navires alliés. En 1945, ce tonnage était de 14.573.000.  
 
 



LA BASE DE LORIENT




Juin 1940. Les Allemands arrivent à Lorient et commencent à dégager les quais et les bassins endommagés. Pour assurer l'entretien des premiers sous-marins, Ils utilisent tout d'abord les docks asséchables de la marine nationale situés dans l'arsenal en bordure du Scorff. Les unités sont alors simplement camouflées sous d'immenses filets pour éviter le repérage aérien, en attendant la construction d'abris en béton. Accostés le long des quais ou dans les bassins, les bâtiments restes cependant vulnérables aux bombardements et il devient urgent d'envisager des constructions massives capables de protéger efficacement les navires et le personnel lors des carénages. Il existait à l'arsenal, bien avant l'arrivée des troupes allemandes, un slip way qui permettait d'engager des unités navales vers 6 lignes de tins réparties autour d'une plaque tournante. Ces installations sont utilisées par les Allemands dès le début pour des sous-marins de type II, puis on décide de protéger 2 des 6 lignes de tins par la construction de bunkers géants réalisés sur le principe de ceux du Pas-de-Calais qui abritent les canons lourds sur voie ferrée. Ils offrent, par leur forme caractéristique qui ressemble à une voûte de cathédrale (d'où leur nom Dom-Bunker), l'avantage de faire dévier les bombes sur le côté. D'une hauteur de 25 mètres pour une longueur d'environ 80 mètres et une largeur de 16 mètres, ces mastodontes permettent un abri sûr contre les alertes aériennes déjà fréquentes en ce début d'occupation. Parallèlement, on construit en bordure du Scorff deux alvéoles bétonnées pour 4 submersibles. 
 
 




Les trois blocs de Keroman et l'ancien slip way français réutilisé par les Allemands en 1940. Cette photo a été prise en 1951 et montre également les deux Dom-bunkers ainsi que le parc à torpilles.







Gros plan en 1947 du slip way et ses dom-bunkers









Hissage d'un U-Boote sur le slip-way national avant la réalisation de la base sous-marine. Attention à ne pas confondre ce slip-way qui est de conception française et qui donne accès au bassin de pêche, avec le slip-way construit par les Allemands pour relier les bases de Keroman I et II.









Le slip-way après-guerre. On distingue l'un des Dom-Bunkers sur la gauche et au centre l'accès au bassin de pêche.











L'U 99 en cale sèche











Les U-Bootes 37 et 99 à Lorient en 1940











U 58 sur le slip way
























U 103 et U 108 à Lorient






 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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MessagePosté le: Ven 11 Aoû - 16:42 (2017)    
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